• Les dieux

     

    Ci-dessous, un tableau reprenant les principaux dieux adorés par chaque peuple.

    En rouge, figurent les dieux tutélaires.

     

    Les dieux

    Crédits

     

    A noter, que ne sont pas repris les dieux des Syrmates qui n'en vénéraient que deux : le dieu de la guerre et le feu, et dont le nom, protégé par un tabou, demeure inconnu.

    Evidemment, ce tableau de correspondance est grossier et ne tient pas compte des subtilités et des variantes inhérentes à chaque civilisation.

     

  •  

    Kallianessa, la fille du roi de Méliboée, dotée d’une grande beauté, s’unit dans la même nuit au dieu Abeliós, qui engendre Thalión, et au dieu Kleptès, qui lui donne Thaliá.

    Vingt ans plus tard, celle-ci, qui a hérité de la beauté de sa mère, est enlevée par le dieu Astrapès, métamorphosé en aigle. Thalión part à la recherche de sa demi-sœur jumelle.

     

    Le mythe fondateur de la Léonie...

    Crédit

     

    Les mois passent, et sa quête se révélant infructueuse, il décide de demander conseil à l’oracle de son père qui lui donne l’ordre de cesser ses recherches et de bâtir une ville là où se posera un corbeau blanc. Il en rencontre finalement un à l’endroit où s’élevera plus tard la ville de Thaliai, 1ère capitale de la Léonie. Il envoie ses compagnons puiser de l’eau pour la libation dans un bois consacré à la déesse Damiá. Or, Léontis, un lion monstrueux, servant de la déesse, les en empêche et tue la moitié de ses compagnons. Thalión en appelle à son père qui lui prête son arc et ses flèches. En vain. Les flèches ne font que rebondir sur la peau de la bête. Le dieu Abeliós demande alors à son demi-frère Amphiguéeis, le dieu forgeron, de forger pour son fils une épée dans laquelle sont enfermés certains de ses propres pouvoirs. Mais, pour que l’épée arrive à percer le cuir du monstre, Thalión doit la tremper au préalable dans un des fleuves des Enfers, ce qui est l’occasion d’aventures durant lesquelles il perd l’autre moitié de ses compagnons. De retour dans les bois de Damiá, le héros tue le lion dont il garde la peau et les dents. Cependant, il doit expier ce meurtre en servant la déesse Damiá pendant 8 ans.
    Ce temps expiré, il reçoit d’Abeliós l’autorisation de garder l’épée Ithrîn, ainsi que la royauté sur la ville de Thaliai et la région avoisinante, qui prend le nom de Léonie en hommage à Léontis, le lion de la déesse.
    Sur le conseil de son père, Thalión sème les dents du lion. A l’endroit précis où il les a semées surgissent  18 hommes en armes qui remplacent ses compagnons fidèles. Voilà l’origine de l’aristocratie léonide
    et du royaume de Léonie.

     

    C’est également  depuis cette époque que chaque année, une procession a lieu du tombeau de Thalión, où le Roi se munit de l’épée Ithrîn, garante de la loi, au bois de Damiá, où 100 chevreaux sans tache sont sacrifiés à la déesse pour apaiser les mânes de Léontis. Entre le tombeau de Thalión et les bois de Damiá, une halte a lieu au sanctuaire d’Abeliós où est déposée une offrande sacrificielle.


    La perte d’Ithrîn, l’épée donnée par le dieu Abeliós, serait catastrophique pour les Thalionides (la dynastie royale régnant sur la Léonie) car elle seule légitime leur droit au trône léonien et obligerait le roi et ses descendants à renoncer à la royauté pour prendre le chemin de l’exil... dans le meilleur des cas !

     

    SOURCES : Anaxagoras, Chroniques Léoniennes, XIè siècle avant notre ère

     

    Pin It

    12 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique